En l’entame de cet article, j’ai l’honneur de vous soumettre l’arrêté numéro 000434/MCi/SG/DGC/DCIP du 17 juillet 1991 réservant l’exclusivité de certaines activités commerciales aux Gabonais.
En effet, ledit arrêté a été signé par le Ministre gabonais du Commerce et de l’Industrie. Et comme c’est un arrêté, il n’a pas de décret d’application, et ce, au regard de la hiérarchie des normes juridiques.
Le décors étant planté, le Gouvernement de la République a décidé, à juste titre, de réintroduire cet arrêté de juillet 1991. Sans prendre le risque de se tromper, l’objectif de cet arrêté ministeriel a été de promouvoir <>, un concept très cher aux feux Présidents Léon MBA MINKO MI EDANG et à Omar BONGO ONDIMBA, surtout que dans notre pays, certaines activités commerciales, étaient très, je répète, très largement occupées par les Ressortissants Étrangers. À cet effet, il fallait promouvoir l’exercice des activités commerciales aux Nationaux, La décision de réintroduire l’esprit de cette arrêté ministeriel par le Gouvernement est donc pleinement et entièrement justifié. C’est même un droit constitutionnel pour rous Gabonais, et un devoir pour la Gouvernement de la République.
Par ailleurs de nos jours, la question de chômage galopante chez les jeunes devient préoccupante et s’accentue davantage au Gabon. D’après l’Organisation International du Travail (OIT), l’on parle de près de 40% de chômage chez les jeunes (entre 16 ans et moins de 40 ans) au Gabon.
Plusieurs causes peuvent être soulignées, à l’instar du syndrome hollandais ou la malédiction des ressources naturelles (Duch deasese), avec pour effet que certains jeunes ont préféré l’Administration, que les petites activites commerciales, le gel des recrutements à la Fonction Publique depuis plus de 10 ans, la suspension des concours administratifs aux Grandes Écoles (IEF Pôle régional, ENEF, …), bien que le Gouvernement actuel a repris avec lesdits concours tout récemment, la sous-estimation des activités commerciales par de nombreux gabonais préférant être dans les bureaux administratifs, les échecs scolaires, universitaires et le décrochage des élèves et étudiants qui se sont multipliés d’année en année sans que l’Etat mène une action corrective à l’endroit de ces jeunes, les parents qui rabattaient à outrance, je répète, à outrance, à leurs progéniture que faire des petits métiers ne servait à rien (bien que des talents se sont révélés au niveau mondial avec des petits métiers au départ pour devenir des milliardaires), l’occupation accéléré des Eessortissants Étrangers dans les pans entiers de notre économie et ce, en décourageant les Gabonais qui ont voulu et qui veulent s’installer, via des manœuvres déloyales à l’rgard des Gabonais, etc.
Tous ces facteurs, c’est non seulement l’Etat, les Gouvernements qui se sont succédés depuis 1991, date de la signature de l’arrêté, à nos jours, les Ressortissants Étrangers qui viennent en masse par des voies détournées (voie maritime et fuvial par de petites embarcations, sans aucun visa ou titre de séjour,…). Il y a aussi certains Employeurs (entreprises et sociétés) qui préfèrent privilégier les Ressortissants Étrangers, au motif que ces derniers sont plus dociles aux tâches par rapport aux Nationaux. Également, c’est le Ministère du Travail et certains Employeurs qui n’appliquent pas formellement les dispositions du Code du Travail en vigueur dans notre pays.
Une autre cause dont on ne saurait pas mentionner, c’est que le Gouvernement, par l’entremise du Ministère du Commerce et de l’Industrie, a pris un arrêté en 1991 au lieu d’une loi qui a force légale, car une loi saurait s’appuyer sur certains articles de la Constitution, alors qu’un simple arrêté ministeriel n’a pas la même force légal.
Outre, le Gouvernement de 1991 a-t-il fait la promotion, la sensibilisation et l’accompagnement envers les jeunes gabonais désireux d’exercer lesdites activités commerciales ? J’en doute.
On peut citer encore d’autres exemples pèle mêle. Par conséquent, la responsabilité incombe à toutes et à tous et est donc collective.
Un point qui mérite d’être egalemeent souligné, c’est que le chômage des jeunes est devenu structurel d’années en années, alors que le chômage des jeunes devait être plutôt conjoncturel dans tout pays qui se respecte.
En effet, le chômage des seniors (chez les personnes de plus de cinquante ans) devait être structurel, car à partir d’un certain âge, les Employeurs ont tendance à privilégier les plus jeunes en raison de leur activité plus vigoureuse. C’est un autre paradoxe dans certains pays africains, dont le Gabon.
Un autre point pas des moindres, c’est l’immigration clandestine et tous azimuts dépassant même les taux de tolérance d’immigration. Cet immigration non contrôlée s’est fondalement accéléré ces trois dernières décennies (1991-2025), au grand dame de la population gabonaise. À titre d’exemple, à la Direction Générale de la Documentation et de l’Immigration (DGDl), le volume de délivrance des cartes de séjour a considérablement grimpé. Un véritable paradoxe pour les Étrangers qui viennent sans avoir obtenu, au préalablement, une offre d’emploi au Gabon tel que l’exige les procédures relatives aux lois sur l’immigration en vigueur dans notre pays. C’est sur ce point que l’Etat gabonais a véritablement péché.
Autre point à souligner, le chômage chez les jeunes augmente d’années en années, car la plupart des entreprises et sociétés de la place cherchent des personnes étrangères, au détriment des Nationaux. La faute revient aux employeurs parce que les demandeurs d’emploi sont, selon les Employeurs, enclins à travailler sans sourciller et sans exiger les lois et les règlements en matière du Code du Travail en République Gabonaise. Or, dans les faits, les Employeurs cherchent celles et ceux qui ne rechignent point. Le curseur doit être mis sur cet aspect.
Aujourd’hui, de nombreux jeunes gabonais sont prêts à exercer des activités commerciales, bien que diplômé de l’Enseignement Supérieur. C’est une jeune génération. C’est la jeune génération des jeunes responsables. Mais là où le bas blesse, c’est que plusieurs secteurs et filières entières d’activités et filières sont occupés par les Ressortissanrs Étrangers et qui s’arrangent, à empêcher les jeunes gabonais à se déployer, via des manœuvres déloyales.
L’Etat Gabonais s’est réveillé pour prioriser les Nationaux. C’est ce qui s’est passé au nouveau marché de Lambarene (Centre du Gabon) et qui a fait, hélas,, débordé le vase.
Si rien n’est fait pour les jeunes gabonais, le pays risque de s’enlisser dans des scénaris similaires et qui peuvent être regrettables (criminalité galopante, grossissement de l’univers carcéral, risque d’́émeutes, …).
Aucun Gabonais ne souhaiterait que notre cher et beau pays, le Gabon, n’emprunte ce chemin.
Restons fidèles au concept << Gabon d’abord >> en proirisant d’abord les Nationaux dans les activités commerciales, et ensuite, tenons par la main nos frères Étrangers, pas celles et ceux qui insultent notre Patrie, mais celles et ceux qui veulent se joindre à nous, dans l’intérêt de l’Unité de l’Afrique, tout en garantissant le bon fonctionnement régulier des activités commerciales et l’approvisionnement des circuits commerciaux du Gabon.
Telle est l’économie de cet article.
Par Georges Ateme MBA-NDONG
Économiste.



